Praticien en médecine chinoise – on avance dans le bon sens !

Praticien en médecine chinoise – on avance dans le bon sens !

Dans la joie et la fierté nationale, le peuple français adresse son fraternel salut à ses vaillants alliés qui, comme lui, pour la même cause que lui, ont durement, longuement, prodigué leurs peines, à leurs héroïques armées et aux chefs qui les commandent, à tous ces hommes et à toutes ces femmes qui, dans le monde, ont lutté, pâti, travaillé, pour que l’emportent, à la fin des fins, la justice et la liberté.
Honneur! Honneur pour toujours, à nos armées et à leurs chefs! Honneur à notre peuple, que des épreuves terribles n’ont pu réduire, ni fléchir! Honneur aux Nations Unies, qui ont mêlé leur sang à notre sang, leurs peines à nos peines, leur espérance à notre espérance et qui, aujourd’hui, triomphent avec nous.

Tout comme j’avais commencé l’article « La médecine Chinoise un remède de grand-mère? » avec l’appel du 18 juin du Général de Gaulle, je commence celui-ci avec son discours radiodiffusé du 8 mai 1945 sur la fin de la guerre. J’avais écrit cet article pour dénoncer la mascarade sur la proposition d’une nouvelle nomenclature des termes liées à la médecine chinoise. J’y avais aussi exprimé toute mon incrédulité sur le fait que cette nomenclature ait put être validée par les personnes qui composent les diverses instances de la médecine chinoise en France.

Cette nuit, j’ai eu le plaisir de découvrir un communiqué du CONSEIL ACADÉMIQUE FRANÇAIS DE LA MÉDECINE CHINOISE – CAFMC.

Ce conseil est je cite

« notamment chargé de définir la profession et sa terminologie, d’analyser les formations existantes, d’établir des modèles de cursus de formation initiale et continue, d’évaluer et de valider les compétences, les acquis et l’expérience, et , plus généralement, il peut être saisi ou consulté pour rendre un avis ou pour toute question d’expertise en matière de médecine chinoise. »

Il est composé

de praticiens, d’enseignants et de chercheurs dont le niveau de formation, l’expérience clinique et le parcours, ont été validés selon les critères les plus objectifs possibles (diplômes officiels, qualifications universitaires, publications, recommandations d’autorités…).

ainsi que

des experts dans les domaines de la linguistique, de la traductologie, de la sinologie et de la création de néologismes, qui ont été associés à cette réflexion sur la terminologie

En gros des personnes qui savent de quoi elles parlent.

Voilà dans les grandes lignes le résumé du communiqué:

  •   « Médecine chinoise » pour désigner la discipline dans son ensemble

Le CAFMC, dans ses différents rapports a exposé de nombreux arguments qui légitiment, sans ambiguïté, ce choix de « médecine chinoise » plutôt que « médecine traditionnelle chinoise ».

  • « Praticien de médecine chinoise » pour désigner le professionnel qui exerce la discipline

le terme « sinopraticien », évoqué à plusieurs reprises et pour lequel les parlementaires en charge du dossier avaient opté, ne peut pas convenir, pour diverses raisons, dont la plus importante est qu’il ne contient aucune référence à une activité « médicale » et ne peut donc clairement désigner des professionnels de santé, sans risque ambiguïté avec toute personne exerçant n’importe quelle « pratique chinoise ».

  • « Médecine conventionnelle » pour désigner la médecine institutionnelle occidental

  • « Usager » pour désigner le patient

Il est admis que le terme « usager » désigne le patient, en tant qu’acteur social d’un système de santé publique. Le propos n’est pas d’exclure le terme « patient » du vocabulaire en usage. Ces deux termes peuvent exister dans des contextes différents.

  • Termes en lien avec la pharmacopée chinoise

Le terme « pharmacopée chinoise » est le plus adéquat pour désigner la discipline, de préférence à toute autre expression moins juste (« phytothérapie chinoise »

Ma première réaction à la lecture de ce texte à 3h du matin (un peu modifié parce qu’entre temps j’ai eu plus d’explications):

Oui effectivement le point important ici est la « réintégration » du mot médecine qui est primordial.

Pour certaines personnes ce n’était pas grave qu’on fasse disparaître toute trace de « médecine » tant qu’une reconnaissance de leur profession se faisait… Mais c’est là qu’est le problème, la médecine chinoise est une médecine à part entière, si on la dénature de son essence en lui enlevant jusqu’à son nom, ça voudrait dire que ce n’est pas une médecine et qu’à terme ces mêmes praticiens n’auront aucune légitimité et ne pourront ni faire de diagnostic et encore moins de prescrire de pharmacopée…

Ma seconde réaction à cette annonce fut celle de ne pas trop crier victoire ou comme l’a écrit un certain Olivier 😉 que je salue au passage:

En même temps, avant de sabrer le champagne, notons qu’il s’agit uniquement de « recommandations ». Rien n’indique que cette nouvelle terminologie soit acceptée par les instances politiques avec lesquelles travaille la Dirméch.

Ces « recommandations » ont été validées par écrit par quasiment-toutes si ce n’est toutes les instances représentatives de la médecine chinoise en France. Ce qui n’était pas du tout le cas de l’ancienne nomenclature…

Ce n’est pas aux politiques ou aux juristes de définir les termes de nos professions.

La CAFMC a donc fait son travail. Reste maintenant à faire reconnaître ces « recommandations » qui sont plus que des recommandations puisque c’est ce qui a été décidé collégialement.

Et là c’est une autre histoire, on peut reprendre un autre extrait du discours du général:

Dans l’état de désorganisation où se trouvent les pouvoirs publics et le commandement militaire allemands, il est possible que certains groupes ennemis veuillent, ça et là, prolonger pour leur propre compte une résistance sans issue.

Comme on vient de me le faire remarquer, j’avais zapper la question épineuse du diagnostic, il était quand même 3h du mat 😴.

Je retranscris des extraits d’un échange que je viens d’avoir avec un praticien en médecine chinoise 😉, il pose des bonnes questions, merci à lui 🙏

juridiquement le problème est de taille pour nous. La loi stipule clairement et explicitement que seul un médecin peut réaliser un diagnostic et par là mettre en œuvre un traitement quel que soit celui-ci.

tant que la Dirméch ne fera pas sauter ce verrou, la reconnaissance d’une MC en tant que système médical à part entière est impossible

Pour faire simple, la loi ne dit pas « si tu es médecin tu peux faire un diagnostic ». Elle dit « pour faire un diagnostic, tu dois être médecin »

Maintenant est-ce qu’on pourra utiliser le mot « diagnostic »???

La question reste posée.

La balle n’est plus dans les mains de la CAFMC, on attend maintenant la suite.

Bonne énergie!

Fatah 🐉

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